Le bilan et la suite : tomber, se relever, ajuster sa couronne et continuer

Il s'est produit beaucoup de choses au cours du dernier semestre. Nous aimerions vous faire ici un bref récapitulatif : nous avons déposé les signatures pour l'initiative pour la protection des aliments. Peu après, nous avons appris qu'un nombre insuffisant de signatures était arrivé à la Chancellerie fédérale. L'écart de 6’000 signatures était inexplicable.

Les semaines qui ont suivi ont été éprouvantes et intenses. Grâce à nos propres recherches auprès de 250 communes, nous avons pu prouver que nous avions en réalité récolté suffisamment de signatures. Mais cela n'expliquait toujours pas où ces dernières se trouvaient. Nous avons alors déposé une plainte pénale contre X et tenté d'obtenir de plus amples informations. En vain.

Cet été, la Chancellerie fédérale a publié sa décision : elle y indiquait que notre initiative n'avait pas abouti.  Ce verdict est désormais définitif. Il y a quelques semaines, nous  avons appris qu'environ 750 signatures de l'initiative pour la protection des aliments se trouvaient parmi celles d'une autre initiative déposée seulement en septembre. Les plus de 5’000 signatures restantes sont toujours portées disparues. À ce jour, nous ne savons toujours pas si le ministère public va ouvrir une enquête pour faire la lumière sur le sort des signatures manquantes.

Accepter un tel verdict n'est facile pour personne. Encore moins quand on sait que plus de 100’000 signatures valides ont été récoltées et que les erreurs se sont produites ailleurs. Et pourtant, dans un système démocratique, certains verdicts sont irréversibles. 

Notre état d’esprit est donc :  tomber, se relever, ajuster sa couronne et continuer. Nous pouvons encore influencer énormément de choses, nous ne devons pas l'oublier. Nos causes sont plus importantes que jamais.

Et ce que nous faisons aujourd'hui (ou ne faisons pas...) déterminera notre avenir. Notre engagement quotidien fait une différence concrète. Même si l'initiative pour la protection des aliments n'a pas abouti, nous devons empêcher que les OGM n'arrivent bientôt dans nos champs et nos assiettes en Suisse sans aucun contrôle.

Il faut tout simplement d'autres outils : des pétitions, des campagnes de sensibilisation ou des référendums. Nous allons contrecarrer les plans du lobby des OGM et dévoiler ses promesses creuses. En combattant la loi spéciale sur le génie génétique proposée par le conseiller fédéral Albert Rösti et en empêchant l'importation prochaine d'aliments OGM non déclarés en provenance de l'UE, des États-Unis ou des pays du Mercosur, nous pouvons préserver une production alimentaire variée et sans OGM en Suisse.

C'est notre plan. Nous nous y tenons. Et nous sommes incroyablement reconnaissant·es que vous soyez à nos côtés.

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La Suisse est fière de ses pommes de terre sans OGM - mais pour combien de temps encore ?